En nissart, le dialecte niçois, pan banhat signifie « pain mouillé », sous-entendu d'huile d'olive.

Il est au départ le casse-croûte à emporter des pêcheurs et autres travailleurs du matin et élaboré à partir d'ingrédients simples et bon marché. Ainsi, le thon, qui fait à présent partie de sa composition chez tous les marchands, a remplacé l'anchois. En effet, le thon était au XIX et au début du XXé siécle un poisson cher, comparé à l'anchois, poisson populaire. La variante au thon est donc la variante « riche » du pan bagnat.

Sa composition en fait un repas complet, très abordable et rapide à préparer. Le pan bagnat est aisément transportable, ce qui lui fait remplir parfaitement sa fonction.

À Nice, on le trouve dans pratiquement toutes les boulangeries.

Il existe à présent un « label de l'authentique Pan bagnat », affiché chez certains marchands de Nice. C'est là une réaction humoristique à la prolifération de « pan bagnats pour touristes », contenant des ingrédients fantaisistes. C'est dire que la recette du pan bagnat, avec son historique de plat du travailleur, fait aujourd'hui partie à Nice du patrimoine de la culture populaire.

Le pan bagnat fait également partie du folklore niçois tel que véhiculé par les brochures et guides pour les touristes et est présent dans tous les descriptifs de la cuisine niçoise. Le vacancier qui déguste un pan bagnat à Nice fait en même temps acte de tourisme même, ayant conscience qu'il profite d'une tradition vivante. En effet, bien que composé de produits extrêmement simples et partout disponibles, et de même que la salade niçoise, on ne trouvera facilement de pan bagnats authentiques, c'est-à-dire qui satisferont les amateurs, que sur la Côte d'Azur